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Avant-propos
Pour mon premier article d’analyse, je souhaite parler de mobilité. C’est un thème qui me tient à cœur, dont les enjeux pour les habitants, la commune et l’écologie sont importants. Un thème sur lequel nous sommes absolument tous concernés. Je vous propose donc de faire un petit état des lieux à Engis, de la mobilité en zone rurale de manière générale, et de voir vers quoi nous allons/devrons aller.
Vu la complexité et les enjeux derrière cette thématique à Engis, vous imaginez bien que l’analyse qui va suivre n’explore que la surface de tout ce qui peut être dit. J’essaie néanmoins d’être le plus exhaustif possible en abordant un maximum les différentes facettes de ce thème, les conséquences sur notre commune, et les solutions à explorer.
N’hésitez pas à intervenir sur les réseaux sociaux pour me donner votre avis, relever les sujets oubliés (certains qu’il y en a !) et débattre des possibilités à mettre en place à Engis ou dans toute autre commune rurale de Wallonie.
Introduction
Alors que notre monde évolue rapidement, malheureusement également avec ses crises successives (sanitaire, climatique, énergétique, inflation, …), il devient impératif de repenser notre manière de nous déplacer afin de nous affranchir de toute dépendance pouvant freiner notre liberté de mouvement.
Il existe de nombreux enjeux liés à la mobilité : environnementaux (émissions de polluants et gaz à effet de serre), économiques (coût des carburants, d’entretien, des véhicules, des assurances, des titres de transports, de temps perdu dans les embouteillages), ainsi que sanitaires (accidents et affections respiratoires).
Ces enjeux sont encore plus complexes à traiter pour un milieu rural comme notre commune. Car la faible densité et la dispersion des pôles d’activités (services, commerces, écoles, loisirs, entreprises, …) rendent les trajets et les besoins de déplacements plus longs et plus complexes qu’en milieu urbain.
Pour résumer : quelles pistes imaginer pour une mobilité moins chère et plus sobre en carbone dans des zones rurales où l’offre de transports en commun et les infrastructures de mobilité active/douce font souvent défaut ?
État des lieux de la mobilité à Engis
Les systèmes de transport public jouent un rôle clé dans l’élaboration de stratégies pour une meilleure gestion de la mobilité au niveau local. Cette question est cruciale, surtout dans les zones rurales, pour assurer un accès facile aux différents services et à l’ensemble du territoire.
Malheureusement, le réseau TEC est en manque de ressources humaines et financières, ne permettant pas de mettre en place un service à la population idéal. Même s’il a eu un regain de vitalité ces quelques dernières années en Wallonie (+ de financement, des lignes Express, le TEC à la demande, autonom-e, campagne de recrutement de personnel, …). La faible desserte des transports en commun, avec des arrêts peu fréquents et une offre centrée sur le transport scolaire, rend les transports publics peu accessibles et peu intéressants.
La pratique du vélo n’est pas non plus chose aisée. Les 2 versants de la vallée (ça grimpe !) et le manque d’infrastructures cyclables dans notre commune (et les communes avoisinantes) n’incitent pas à enfourcher un vélo pour des déplacements quotidiens.
Engis possède toutefois un beau RAVeL qui traverse la commune, longeant la N90. Le dernier tronçon manquant n’a été inauguré qu’en 2022. Avec son allure de cyclostrade en bord de Meuse, ce RAVeL offre néanmoins une véritable alternative à la voiture pour rejoindre rapidement à vélo les nombreuses entreprises installées dans les parcs d’activité économique d’Engis et d’Ivoz-Ramet.
La pratique de la marche est mise à rude épreuve, elle aussi, et se limite souvent à des promenades dans les bois (ce qui est agréable, ne boudons pas ce plaisir !). Qui n’a jamais dû partager le trottoir avec une voiture mal garée ? Qui n’a jamais croisé un citoyen qui descendait ou montait dans les bois surplombant la poudrerie ? Les infrastructures pédestres sont insuffisantes, en mauvais état et peu sécurisées.
Sans compter du manque d’entretien quand une offensive hivernale survient, freinant la motivation des citoyens à utiliser le peu d’infrastructures disponibles. Par chance, la neige est une affaire qui ne dure généralement qu’une semaine par an.
Située sur la ligne Namur-Liège, la gare d’Engis est relativement bien située. Une chance. Même si cette « gare » n’est en fait plus qu’un arrêt. Elle est fortement utilisée pour les déplacements scolaires et pour les travailleurs. Un point extrêmement positif pour notre commune.
En 2019, la commune lance un nouveau véhicule pour un service essentiel, le taxi social, qui avait pour objectif de fournir des moyens de transport abordables et accessibles aux citoyens qui en avaient besoin. Ce véhicule, sponsorisé par 16 commerces locaux, remplaçait la « diligence » rose. Ce service, initialement géré par le CPAS, était administré par la Commune. Qu’il soit utilisé anecdotiquement ou non par la population, ce service représente une solution importante pour les déplacements locaux, en particulier pour les personnes âgées, à mobilité réduite, ou isolées socialement. Pourtant, moins de cinq ans après son lancement, ce service a totalement disparu, et aujourd’hui, rien ne le remplace.
Des jeunes dépendants des autres & des habitants porteurs d’un handicap, séniors, et en situation de précarité immobiles
Le manque de services de transports et d’infrastructures cyclables/pédestres adaptées à la zone rurale a des répercussions directes et significatives sur la vie quotidienne de nombreux habitants d’Engis. Les jeunes, par exemple, se trouvent souvent dans une situation de dépendance vis-à-vis de leurs proches pour leurs déplacements. Cette situation limite non seulement leur autonomie, mais entrave également leur capacité à participer à des activités éducatives, sociales ou de loisirs, essentielles à leur développement et à leur intégration dans la société.
Engis, une commune de passage ?
Un point positif avec notre commune, c’est son accès aux autres communes et villes avoisinantes… mais uniquement le long de la Meuse (N90, SNCB, TEC, RAVeL). Force est de constater qu’Engis n’est dotée de liaisons efficaces que vers Amay et Flémalle, ne créant pas de fossé supplémentaire qui pourrait empêcher les habitants de profiter pleinement des opportunités offertes par ces zones, et par extension, par Huy et Liège.
Notre mobilité dépend de l’aménagement du territoire
Comme c’est également le cas pour d’autres communes rurales, la culture du tout-à-l’auto et la politique territoriale ont rendu nos communes extrêmement dépendantes de l’automobile et surmotorisées. Car c’est bien nos modes de vie et l’aménagement du territoire en milieu rural qui jouent un rôle clé dans la détermination des modes de transport disponibles et pratiques pour les habitants.
Une planification attentive, qui tient compte des besoins spécifiques des zones rurales, est essentielle pour améliorer la mobilité et réduire la dépendance à l’automobile.
Les problèmes de la multiplication de la voiture
L’augmentation de l’utilisation des voitures en milieu rural a plusieurs conséquences néfastes, à commencer par un impact environnemental significatif. Les émissions de gaz à effet de serre aggravent le changement climatique et nuisent à la qualité de l’air, tandis que le bruit et la pollution perturbent la biodiversité et les écosystèmes.
Sur le plan socio-économique, la dépendance aux voitures impose un fardeau financier considérable aux ménages ruraux et peut entraîner une exclusion sociale pour ceux sans accès à un véhicule personnel.
Les infrastructures et l’aménagement du territoire sont également affectés, nécessitant des investissements coûteux pour entretenir les réseaux routiers.
Enfin, l’usage accru des voitures en milieu rural peut avoir des conséquences négatives sur la santé, augmentant les risques de maladies liées au mode de vie et les accidents de la route, ce qui soulève des préoccupations majeures pour la sécurité et le bien-être publics.
De plus, vu l’étalement urbain de certains quartiers paisibles aux rues étroites, notamment aux Hameaux, le problème de congestion risque de devenir monnaie courante, compliquant la circulation et amenant son lot de problèmes supplémentaires : difficultés croissantes de stationnement, stationnement désorganisé qui entrave la circulation des piétons, des cyclistes et de tous les usagers de la route. La qualité de vie des résidents s’en trouve très souvent impactée négativement.
Les autorités locales se voient confrontées à un défi de taille pour améliorer les infrastructures routières étant donné les limitations spatiales et financières. Ces défis nécessitent une gestion minutieuse et une planification urbaine réfléchie, avec l’entière participation des riverains, pour maintenir l’équilibre entre les besoins de mobilité et la préservation du cadre de vie des habitants.
Apaiser la circulation existante
Autre point important pour Engis, notamment aux portes de la commune : la nécessité d’apaiser la circulation, pour rendre nos rues plus sûres et plus accueillantes, et améliorer positivement la qualité de vie et le bien-être des habitants. Toutefois, ces mesures requièrent souvent une réorganisation significative des infrastructures urbaines, représentant un défi en termes de planification et de financement, et nécessitant l’adhésion des riverains et du transit routier.
Focus – Décisions de l’Europe
L’Union européenne a validé la fin des moteurs thermiques dans les voitures neuves à partir de 2035, mesure centrale du plan climat des 27. Le texte contraindra les automobiles neuves à ne plus émettre aucun CO2, interdisant de fait les véhicules essence, diesel, et hybrides, au profit du tout électrique. Une décision qui doit aussi être prise en compte pour l’élaboration d’une mobilité efficace à Engis, et qui amène d’autres contraintes, comme celles liées à l’énergie.
Promue sans la moindre réserve par les industriels et des politiques, l’auto électrique serait le véhicule propre. Je vous renvoie vers cet excellent dossier de Reporterre qui traite du sujet en profondeur. Le dossier est en 3 parties :
- Non, la voiture électrique n’est pas écologique [LIEN]
- La voiture électrique cause une énorme pollution minière [LIEN]
- Derriere la voiture électrique, l’empire des Gafam [LIEN]
Malgré cette décision, il faut rester pragmatique : on ne saura jamais remplacer une voiture thermique par une voiture électrique. Parce que ça ne résoudra pas les problèmes liés à la congestion de nos routes. Parce que toutes les familles ne sauront pas se procurer ce type de véhicule (en tout cas, si la conjoncture actuelle ne s’améliore pas significativement).
Focus – L’arrivée du tram à Liège
Dans le cadre de la restructuration du réseau induit par l’arrivé du tram à Liège, les lignes traversant Engis sont amenées à évoluer en 2025.
Pour plus d’informations sur l’évolution des lignes à Engis :
Que faire à Engis concernant la mobilité ?
Tout d’abord, revenons sur quelques principes pour donner une direction globale aux réponses à apporter.
Quels sont les objectifs recherchés à court, moyen et long terme ? Apaiser la circulation, améliorer le confort de vie des habitants, s’affranchir de nombreuses contraintes, développer des alternatives, s’assurer que tous les types d’usagers de la route bénéficient d’un minimum de sécurité lors des déplacements, réduire notre empreinte écologique.
Oui, il faut réduire la place de la voiture. Non, il est impossible de se passer de la voiture dès demain dans l’état actuel des choses.
Ceci maintenant dit, voyons ce qui est opportun de réaliser à Engis pour améliorer notre mobilité au quotidien et pour planifier la mobilité de demain. Il est toutefois à noter que des décisions ne peuvent être prises par les instances communales, mais qu’il faut travailler avec d’autres niveaux de pouvoir (TEC, Gouvernement Wallon, Gouvernement Fédéral, …) afin de faire valoir les droits des Engissois.
* L’amélioration des transports en commun est essentielle. Un réseau de transport en commun plus dense et plus fréquent faciliterait non seulement la vie quotidienne des résidents, mais réduirait également la dépendance aux véhicules personnels, diminuant ainsi notre empreinte écologique.
À court terme, les futures lignes sont déjà connues avec l’arrivée du tram. Mais il doit être possible d’agir auprès du TEC pour demander l’installation dans notre commune du service « TEC à la demande ». Il s’agit d’un service de transport à la demande, un peu comme un taxi, qui propose des trajets optimisés et collectifs entre certains points d’intérêts centraux (une gare, un arrêt de bus important, des zones commerciales…) et plusieurs localités périphériques. Cette solution pourrait bénéficier à de nombreux publics différents dans la commune, tout en comblant les manquements créés par des lignes classiques au niveau des horaires et des lieux desservis.
* Le vélo doit également jouer un rôle crucial à Engis, même si les dénivelés réduisent le nombre de personnes pouvant pédaler. Il est intéressant de développer une politique forte, notamment pour le déploiement de vélos à assistance électrique. La création de pistes cyclables et de stationnements sécurisés, ainsi que la généralisation de SUL (sens unique limité) encourageraient cette forme de mobilité écologique. Cela non seulement favoriserait un mode de vie sain, mais connecterait aussi différentes parties de la commune de manière écologique et économique.
* Un des enjeux majeurs est de multiplier des connexions perpendiculaires à la colonne vertébrale qu’est la Meuse. N90, SNCB, TEC, RAVeL : tous les infrastructures et services majeurs de la commune y sont adossés. Il faut maintenant s’assurer que les habitants de la commune puissent l’atteindre en toute sécurité et créer, dans l’autre direction, de nouveaux accès de qualité pour rejoindre les communes et les pôles d’activités sur les hauteurs d’Engis (Saint-Georges, Warfusée, Neupré, Nandrin).
* Il est primordial de garantir la sécurité des piétons et d’agir avec fermeté contre tous les véhicules entravant la bonne circulation des piétons et des PMR. Des solutions doivent être trouvées, au cas par cas, pour les problèmes de stationnement. Il est également important de maintenir ouverts les chemins et sentiers existants, d’en assurer la préservation et la promotion, et même d’en rouvrir les itinéraires entravés.
* La mobilité est également une question d’inclusion sociale. Pour nos aînés, les personnes handicapées ou socialement isolées, un accès équitable à la mobilité est vital. Engis pourrait enfin développer un service de mobilité sociale durable, qui ne serait pas une solution temporaire, mais un engagement à long terme. Cela pourrait inclure des services de transport à la demande, adaptés aux besoins spécifiques de ces groupes.
* Face aux coûts de la mobilité, des solutions existent. Mutualiser les ressources avec les services communaux et les communes voisines pour un service de mobilité sociale est une piste intéressante. Cela permettrait de partager les coûts tout en offrant un service efficace et durable aux habitants.
* Il faut impérativement créer également une nouvelle porte dans la commune, au travers de la gare. C’est-à-dire la transformer réellement en un espace de vie et en mobipôle, lieux où convergent différentes offres de services (vélos partagés, voitures partagées, vélos cargo, …) et infrastructures de mobilité (zones d’attente conviviales, parkings vélos, bornes de recharge, …) et qui offrent une connexion directe avec le réseau de transport public structurant (train et bus express/principal).
* De manière générale, la vitesse doit être réduite afin de prévenir la gravité des accidents et d’assurer la quiétude et la sécurité des riverains. La norme doit être par défaut le 30 km/h partout. Les autres vitesses (50/70/90 km/h) doivent devenir l’exception.
* Pour apaiser la circulation, il faut également mettre en place des « Low Traffic Neighbourhood », des quartiers où le trafic routier perd totalement sa priorité pour laisser la place aux riverains. L’objectif : améliorer la sécurité et la qualité de vie des habitants tout en conservant l’accessibilité au quartier. La concertation avec les habitants de ces quartiers est primordiale afin de bien expliquer les objectifs de ces mesures et leur finalité.
* Toujours pour apaiser la circulation, il est important de développer et promouvoir, en synergie avec les industries, le transport de marchandises par voie navigable, véritable outil amenant des retombées économiques importantes et réduisant la congestion routière. Un challenge et des opportunités à saisir pour les entreprises qui ne connaissent pas encore suffisamment le transport fluvial.
* Pour être certain que les mesures soient prises de manière juste et adaptée, pour qu’elles soient bien comprises par le plus grand nombre et pour créer de l’adhésion, elles doivent être débattues AVEC les riverains AVANT leur mise en œuvre (coucou le ⛔ de Clermont ! 👋)
* Aujourd’hui, les territoires ont été construits autour de la voiture. Pour sortir de la culture du tout-à-l’auto, il faut traiter le dossier à la racine en sortant du modèle de l’étalement urbain et en adoptant une stratégie de réhabilitation des centres-bourgs, et remettre en cause le modèle du lotissement très consommateur d’espace qui apporte son lot de véhicules supplémentaires sur des routes non-extensibles.
Conclusion
Le constat est sans appel : là où il y a un déficit en services et infrastructures publics, la voiture individuelle devient synonyme d’autonomie et de praticité. Pourtant, là où des alternatives existent ou apparaissent, une autre mobilité est adoptée. Il suffit de voir la fréquentation en gare d’Engis le matin et le nombre de cyclistes en hausse sur le RAVeL.
Les zones rurales sont totalement dépendantes de la voiture, avec tous les inconvénients que cela comporte pour le budget, l’environnement, mais également pour les populations fragilisées.
Il est pourtant difficile d’envisager la disparition de la voiture aujourd’hui, mais il est possible d’en limiter son usage en développant notamment des solutions multimodales pour le vélo ou la marche à pied, et que ces usages soient accompagnés par la commune.
Il est également essentiel de repenser la mobilité à Engis en adoptant une approche inclusive, qui prenne en compte les besoins spécifiques des diversités. Chaque citoyen doit avoir accès à des options de mobilité fiables et adaptées. Engis peut non seulement améliorer la qualité de vie de ses résidents, mais aussi devenir un modèle de mobilité rurale inclusive et durable.
Une autre façon de revoir la mobilité, complémentaire au développement de la mobilité active et collective, c’est de revoir comment se développe la commune. L’aménagement du territoire impacte sans conteste notre mobilité. Je prévois par ailleurs ma deuxième analyse sur ce thème, puisqu’il est intimement lié à celui-ci. « Stay tuned », comme on dit.
Notre commune, à l’heure des restrictions budgétaires, avec ses routes qui ne peuvent ni s’étendre ni s’élargir, avec nos habitudes et nos besoins de déplacement, doit trouver des solutions innovantes pour répondre aux besoins de mobilité de tous ses résidents, et assurer une qualité de vie décente pour tous.
Sources :
- https://nouveaureseau.letec.be/liege/
- https://nouveaureseau.letec.be/liege/contexte-liege/
- https://www.letec.be/View/TEC_a_la_demande/3757
- https://presse.groupe.letec.be/tec-a-la-demande-et-autonom-e–bilan-et-perspectives
- https://securotheque.wallonie.be/contents/articles/C-equipements/signalisation/verticale/multimodalit%C3%A9/article-35540.html
- https://www.fietsroute.org/planificateur-velo-belgique
- https://www.uvcw.be/mobilite/focus/art-2301
- https://mobilite.wallonie.be/files/eDocsMobilite/Centre%20de%20doc/CeMath%C3%A8que/cematheque11_200412_1154221.pdf
- https://rue-avenir.ch/actualites/dependance-a-la-voiture-en-zone-rurale-quelles-solutions/
- https://mobilite.wallonie.be/files/eDocsMobilite/Outils/Plans%20de%20mobilit%C3%A9/PCM%20et%20PICM/huy/picm-huyphase-3sept-2013.pdf
- https://www.revuepolitique.be/le-double-enjeu-de-la-mobilite-en-milieu-rural/
- https://fr.euronews.com/my-europe/2023/03/27/automobile-les-27-ont-approuve-la-fin-des-moteurs-thermiques-apres-la-levee-du-blocage-all
- https://www.mobilite-entreprise.be/index.php/transport-des-marchandises/modes-de-transport/transport-fluvial/